C’est bien la saison du concombre quelquepart !

Attention Lecteur, ce podcast que nous avons retrouvé parmi tous fichiers date de février 2016. Je te préviens car tu risques de me rétorquer qu’effectivement à l’heure actuelle c’est bien la saison du concombre en France 😉 !

Pour ce sujet, on a invité Evangéline à venir discuter avec nous.

Les « en-plus »

Comme promis dans le podcast, voici un calendrier des saisons que j’aime bien:

Calendrier des saisons

Pour trouver les 6 autres mois (parce que c’est bien fait, tu peux imprimer en recto verso!), rendez-vous sur le site de Mon quotidien autrement.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un beau projet pour découvrir Paris autrement

Cher Lecteur,

cela fait un moment que je n'ai pas écrit sur un sujet qui me transporte. Tu vois, un de ceux où j'ai envie de t'emmener avec moi, de te faire vibrer, de te donner envie ... C'est pas tant qu'il n'y en a plus, c'est plutôt que l'écriture est capricieuse. Aujourd'hui pourtant, j'ai envie de te parler d'un beau projet. Un découvert très récemment grâce à une amie et qui fait partie de ces vraies belles surprises qui nous attendent au détour d'une conversation.

Ce projet c'est l'Alternative urbaine.

Quand l'idée germe

Il a été créé il y a 2 ans, et il est  porté par deux super trentenaires, Amandine et Esperanza. Deux bouts de femmes, ultra-motivées, enjouées et pro, qui ont fait le pari de l'insertion professionnelle par le travail. Tu pourrais me dire que 1/le sujet n'est pas trés glam' et 2/c'est une redondance : oui mais on connait trop les projets "je réinsère en formant", "en précarisant" et autre pour que je spécifie très clairement : PAR LE TRAVAIL !!

Leur idée n'est pas nouvelle, et, pas de confusion possible, c'est la 1ère chose qu'elles nous expliquent ! Déjà mise en oeuvre dans d'autres grandes villes comme Londres, là où elles font la différence, c'est que la part "humaine" qu'elles introduisent dans la réinsertion est ENORME et POSITIVE. Et ce n'est pas un euphémisme (oui dans ce post nous révisons les bases de l'expression écrite).

Possible que tu en aies déjà entendu parler car elles sont les chouchous des média. Perso, avant de les rencontrer, avant même de savoir que j'allais les rencontrer, j'avais lu rapidement (trop rapidement) un article sur le sujet. Pour être honnête, sur le coup, j'ai pensé "encore un de ces projets tendance qui surfe sur une vague écolo ....". Comme quoi on peut être une fille géniale et avoir parfois des idées à l'emporte-pièce.

Je me suis trompée. Et lourdement en plus. C'est une leçon à retenir "toujours garder l'esprit ouvert car parfois on s'attend au mauvais et on découvre le bon".  Alors pour expier ma, bien trop, rapide opinion, j'ai décidé de t'en parler. Car ce site est également fait pour ça. Quand un projet nous parle, quand on sent qu'il change quelque-chose autour de et en nous, quand nos valeurs sont concrétisées, on t'en parle. Pour que tu en parles, encore et encore et encore !

alternative urbaine

Source photo : Alternative Urbaine


Le projet

Ok, alors c'est quoi cette Alternative au juste??

Derrière ce terme, ô combien poétique, se cachent des ballades urbaines (M. Sceptique descend-moi tout de suite ce sourcil s'il te plaît!). Pour le moment à Paris mais qui sait, peut-être qu'à la lecture de ce post toi aussi tu voudras les mettre en place dans ta ville !

Car ce ne sont pas n'importe quelles ballades urbaines. Celles-là ce sont des ballades hors sentiers touristiques : dans des quartiers mal connus, inconnus, bourrés de préjugés, catalogués, oubliés, .... des quartiers où quand on sait regarder pourtant, on voit de la vie, beaucoup de vie ! [Et je sais de quoi je cause, car moi-même et mes préjugés, on a un jour accepté d'aller y faire un tour, et je te le dis tout de go : j'en suis tombée amoureuse de mon quartier. Y'avait de la vie, y'avait des gens, y'avait de l'art à tous les coins de rue, des gosses qui jouent dehors, des gens qui se parlent, y'avait une âme ! Y'avait ce que je n'ai jamais connu ailleurs, et, j'avoue, j'ai un peu pleuré quand je l'ai quitté... mais c'est une autre histoire].

Et puis ce sont des personnes précaires qui te serviront de guides. Elles te feront découvrir leur quartier, ses habitants, son histoire, ses anecdotes, ses détours secrets, ces petits détails qui font sourire ceux qui savent parce que c'est comme faire partie d'un clan, d'une communauté, partager un petit rien qui te rattache et qui t'attache aux autres. Et dans cette grande ville qu'est Paris, ce n'est pas du luxe, on a si vite fait de se perdre au milieu de la foule. Combien m'ont un jour dit qu'ils ne pouvaient rester vivre ici, c'est trop grand, il y a trop de monde.

Ok, donc elles embauchent des guides touristiques qui sont à la rue c'est ça leur grande idée??

Non, ce n'est pas ça. Ca c'est un petit bout du projet, la partie visible du grand public.

Où comment une ballade est un prétexte pour donner un sens

Ces deux femmes, elles accompagnent pendant 1 an en moyenne, 7 personnes dans leurs réinsertion. 7 personnes motivées, 7 personnes perdues. Et elles les accompagnent individuellement. Un engagement est pris de part et d'autres. Les uns à suivre un rythme, à respecter des horaires, un travail à accomplir, à être présent. Les autres à soutenir, à guider, à développer, à leur faire reprendre pied, à leur offrir un cadre, un lieu pour exister, un but pour lequel se lever et se battre. Comme elles nous le confient doucement "Quand ils viennent dans les locaux, presque tous disent qu'ils vont "au bureau"!". Car pour beaucoup, "aller au bureau" c'est commun, mais quand on s'est perdu un jour, pouvoir dire cette simple phrase change tout. Vous aussi vous êtes un rouage actif de la société, vous aussi vous donnez de vous contre rémunération, c'est pas grand chose mais c'est déjà beaucoup.

On a posé la question pour toi, car on se l'est posée aussi, à la fin de l'accompagnement, ceux qui retournent dans le monde du travail ne deviennent pas guide touristique ! C'est pas qu'ils ne peuvent pas, c'est simplement que ce n'est pas le but. Le but c'est qu'ils retrouvent un emploi ou une formation qui leur plaît.

Est-ce que ça marche ? Depuis le début, 3 personnes ont retrouvé un emploi, et deux autres sont sur le départ [et depuis l'écriture de ce post peut-être davantage]. On peut dire sans trop exagérer que ce projet porte ses fruits.

Côté pratique, ça donne quoi ?

Côté pratique, les ballades ne sont pas organisées tous les jours et il faut réserver sa place. Réserver car les guides ont besoin de ce cadre et de pouvoir prévoir en amont leur prestation de guide. C'est pas évident de raconter à une quinzaine d'inconnus tout un tas d'histoires pendant ..... 2 heures !! Ah oui, c'est pas de la petite ballade, Lecteur, c'est une vraie, une où il faut mieux chausser des semelles adaptées, tu vas crapahuter !

Cette ballade, elle aura été préparée en amont avec des bénévoles qui connaissent bien le quartier. En collaboration avec Amandine et Séraphina, et les guides, un trajet sera défini, ou plusieurs, des thèmes, des sujets seront fournis, plusieurs pour pouvoir varier régulièrement et pour que les guides évoquent ce qui les intéresse le plus. Car au fond c'est eux qui seront les conteurs, et pour prendre leur auditoire dans leur récit, mieux vaut qu'ils s'y retrouvent. Tu t'imagines si je devais te parler du CAC40 par exemple ou de C++, là c'est sûr tu vibrerais pas autant que quand je te parle vers de terre !! Bah eux c'est pareil....

Et le prix dans tout ça ?

Non parce qu'ils et elles ne font pas tout ça pour la gloire, comme dit si bien l'adage "tout travail mérite salaire!". Hé bien le prix.... il est libre! Libre pour permettre à tout le monde de venir. C'est un de ses côtés "humains" que j'évoquais. Ce projet il est à destination de personnes qui n'ont plus rien mais il est là aussi pour tout les autres. Donc à la fin tu donnes ce que tu veux en fonction de tes moyens et du plaisir que tu as eu.

Les gains sont remis en commun par tous les guides et participent à une grosse part du financement des salaires qu'ils perçoivent.

Un projet de team building

Toutes les valeurs positives portées par ce projet correspond assez bien avec ce qu'une entreprise aimerait développé parmi ses équipes. Alors, à côté de la prestation grand public, il est tout à fait possible de programmer une ballade spécifique et personnalisée.

Mon retour d'expérience

J'ai testé pour toi, Lecteur, la ballade du XIIIème arrondissement début juillet. Ce soir là, un temps idéal, un début de vacances, des gens décontractés, un guide très joyeux qui nous a emmené voir des ruelles, des monuments, des oeuvres d'arts, des lieux, près desquels je suis passée 100 fois et que je ne soupçonnais pas.

Les 2 heures ont filé très vite, à 2 pas des Gobelins j'ai compris qu'il existait des oasis de tranquillité.

Si tu es de passage, c'est une très belle façon de découvrir cette ville hors des sentiers battus, plusieurs nouveaux parcours sont en création et devraient être proposés à la rentrée donc n'hésite pas et rends-toi sur leur page!

 

 

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De la viande pour faire du muscle?

Il est courant d’entendre que pour être fort et faire du muscle, il est nécessaire de manger de la viande. Ça en devient un critère de virilité.

“Un mec, un vrai, ça mange des gros steaks, ça mange pimenté et ça boit de la bière ! ”

Mais qu’en est-il exactement? Faut-il manger de la viande pour être fort?

Alimentation et force chez les animaux

Commençons par un petit comparatif animalier. Les plus gros animaux terrestres sont quasiment tous des herbivores. On ne doute pas de la force des rhinocéros, des chevaux de trait ou des taureaux. Ce sont des montagnes de muscle. Les gorilles sont frugivores et se nourrissent principalement de végétaux et d’insectes. Les ours brun quand à eux sont omnivores et peuvent aussi bien avoir une alimentation d’origine animale que végétale. Parmi les plus forts des carnivores terrestres, nous avons les félins et les loups, la viande ingérée est alors crue. Seuls les charognard ont un système digestif leur permettant de manger une viande qui a plusieurs jours comme les hyènes ou les vautours. Dans le règne animal, nous trouvons des animaux musclés et puissants, peu importe leur régime alimentaire. Il n’existe pas de lien apparent entre force et alimentation.

Et parmi les hommes qu’en est-il ?

Je ne pose pas la question du régime le plus physiologique, c’est une question qui fait trop débat. Avons-nous des sportifs végétariens ou même végétaliens ? Un végétarien ne mange ni viande, ni poisson. Un végétalien ne consomme aucun produit d’origine animale, ce qui inclut également les produits laitiers, le beurre, les oeufs et le miel.

Motivations mises à part, y a-t-il des sportifs qui arrivent à faire du muscle sans viande ?

Et bien oui ; et même des végétaliens. Il y a le célèbre Carl Lewis, athlète et plusieurs fois champion olympique avec 9 médailles d’or à son tableau. Mac Danzing a gagné le championnat d’ultimate fighting en 2007. De nombreux bodybuilders sont végétaliens comme Franck Medrano, Billy Simmonds, Derek Tresize ou Jim Morris. Patrick Baboumiam est un athlète allemand qui a reçu le titre d’homme le plus fort d’Allemagne lors du championnat “Strongman”.

 I am a vegan badass

Patrick Baboumiam

Et non, les végétaliens ne sont pas des gens maigrichons et pâlichons. Ils peuvent aussi être en excellente santé. Loin de moins l’idée de faire le lien entre force et santé, parce que ce n’est de loin pas toujours le cas.

En tout cas, ces exemples prouvent que la force n’est pas dépendante du régime alimentaire. Manifestement, certains peuvent produire du muscle et être indiscutablement forts sans pour autant manger de viande ni de protéines animales. De la même manière, il serait tout aussi absurde de manger de la cervelle pour devenir intelligent.

Mais comment est-ce possible ?

Pour avoir de la force, il faut du muscle et pour faire du muscle, on a besoin de protéines. Pour comprendre comment un végane peut être sportif de haut niveau, il faut savoir que les protéines sont comme des colliers de perles dont chaque perle est un acide aminé. Ne t’effraie pas lecteur, ce sera le seul terme compliqué de cet article. Il existe une vingtaine d’acides aminés permettant de créer toutes sortes de protéines. Des acides aminés, il y en a partout dans les êtres vivant. Même une pomme de terre en contient. C’est un composant essentiel dans l’organisation et le fonctionnement des cellules.

Les acides aminés se retrouvent principalement dans les céréales et les légumineuses. Ces sources alimentaires n’ont pas les proportions idéales en acides aminés par rapport à nos besoins. Cependant, ils contiennent bien tous les acides aminés dit essentiels. Il est donc conseillée de combiner une légumineuse avec une céréale pour s’assurer une meilleure composition en acides aminés. Sinon, varier son alimentation peut être suffisant.

Qu’est-ce qu’une légumineuse ?

Légumineuses mes amoures

Ce sont les graines du type : pois chiche, haricot, fève, soja, lentilles, quinoa…On peut constater que dans beaucoup de plats typiques, l’équilibre en acides aminés est déjà respecté. Dans le chili, nous avons les haricots rouges avec du maïs. Dans le couscous, nous retrouvons les pois chiche et la semoule de blé. Comprenez donc que le cassoulet ou le salé aux lentilles à la française ne sont pas des plats équilibrés. Ils sont bien trop riche en protéines, ce qui n’est pas forcément bon pour la santé. Surtout que la plupart d’entre nous passe la majeur partie de son temps assis.

Cet article n’est de loin pas là pour vous convaincre de devenir végétarien ou végétalien mais bien de vous donner quelques infos nutritionnelles qui pourraient vous être utile pour vous même et pour comprendre.

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Podcast : Votre voiture, vous fait-elle vraiment gagner du temps?

Pendant ce podcast de 4 min, Claire vous invite à vérifier que votre voiture vous fait bien gagner du temps.

Voici le lien pour télécharger le podcast (clique droit « enregistrer le fichier audio sous… ») : voiture.mp3

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Astuce du jour : nettoyer les pieds de bébé

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Pendant la toilette de bébé, je me suis mise à rêver d’un petit écouvillon qui me permettrait de récupérer tous les moutons entre les orteils de bébé. Les retirer avec les doigts, même pendant le bain, je trouve ça un peu laborieux. Je me suis souvenue d’un objet qui trainait dans un placard qui pouvait faire l’affaire : la brossette dentaire. C’est efficace et en plus bébé semble trouver ça agréable. Pas certaine que ce soit une solution tellement écolo mais ça le mérite d’être pratique et insolite.

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Quand les tomates squattent les fleurs

Petit clin d’œil découvert ce matin 🙂

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Oui, oui ! Ce que tu vois ce sont bien deux petits plants de tomates qui ont germé près d'une succulente.... quand je te dis qu'il faut éviter le compost dans les fleurs !

Le repas français, le lien social et le végétarisme

Jeudi 14 avril 2016, école vétérinaire de Maison-Alfort :

"Nous n'avons pas eu le temps d'aborder la question de ces tendances que sont le végétarisme et le véganisme, mais il est vrai que leur mise en pratique détruit ce lien social, de partage créé lors d'un repas..."

Prononcée en conclusion d'une table-ronde sur l'évolution du repas des français, cette petite phrase anodine m'a instantanément fait réagir. Parce qu'il n'était pas possible de débattre, ni de creuser ce que la personne voulait vraiment dire, cette affirmation aura tout de même mis en lumière deux points importants :

1/ je viens d'écouter 3h d'échanges sur la façon de manger des français, avec un long moment consacré à la street food et aux fast-food, lieux où je ne vais pratiquement jamais, et pourtant aucune mention n'a été faite de ces régimes alimentaires en forte progression (végétarisme, véganisme), ni leur impact sur le fameux lien social, ni comment ces régimes s'articulent dans une société traditionnellement et largement omnivore;

2/ on oppose souvent le régime omnivore (et non carnivore comme certains l'appellent) et les régimes plus végétaux, sans jamais se poser la question de la vision omnivore, ses questionnements face à ses  pratiques, l'acceptation et l'adaptation à ce changement d'habitude. Et inversement.

La problématique du régime alimentaire

En tant que végétarienne assimilée, qui consomme du poisson, j'ai dû affronter les réactions très variables de mes proches face 1/ à ma décision, 2/ à cet état des faits.

Je me souviendrais très longtemps de ce moment avec ma maman (coucou maman !!) : "Cela faisait 6 mois que j'avais arrêté la viande, mes parents étaient au courant, et je descendais passer quelques jours de vacances avec eux dans le sud. Ils étaient en plein travaux, en vue de la vente d'une maison. Arrivée à l'heure du déjeuner, j'étais prévenue : il n'y aurait pas de repas à table, seulement du pain, du beurre et du jambon. "Ah bah, je ne risque pas d'en manger!" ai-je dit. "Oui, hé bien, aujourd'hui t'en mangeras!" me répond ma mère."

Je ne te fais pas languir, j'ai donc déjeuné de pain et de beurre.

Cette toute petite phrase est emblématique du malaise généré, de ce sentiment de ne pas pouvoir répondre à la demande et aux besoins d'une personne. Mis face à notre différence, l'Homme se braque, se ferme, devient intransigeant. Tu ne me crois pas? Tu te demandes d'où je sors cette pseudo-théorie de comptoir de PMU?

Personnellement, je me demande surtout pourquoi sommes-nous toujours dans une forme d'opposition "si tu ne manges pas comme moi, tu es contre moi", et ce quelque soit son régime alimentaire? N'y a-t-il pas cette liberté d'être et d'écouter l'autre? Combien de fois n'ai-je pas entendu "Aah mais c'est vrai tu ne manges pas de viande ! Qu'est-ce que je vais bien pouvoir te faire à manger??". Comme si me nourrir relevait d'une gageure.....

La tradition familiale

Nos traditions culinaires familiales sont construites autour d'une viande ou d'un poisson. Preuve en est, lors de cette table-ronde susnommée: "Qui, parmi vous, cuisine du boeuf bourguignon? Et, qui, de la blanquette de veau? Non, parce que le plat préféré des français c'est le boeuf bourguignon!!"

A-t-on demandé : "Qui parmi vous cuisine une délicieuse tajine de légumes? Qui connaît la recette de la soupe au pistou?"? Non, à aucun moment. Pourtant ce sont également des plats traditionnels.... Mais les légumes sont toujours un accompagnement, comme pour faire jolis.... Alors, se pose cette question : que faire quand quelqu'un qui ne mange pas cette partie centrale est invitée à dîner? Comme le reste n'est là que pour faire joli, que pour accompagner, il "manque" forcément quelque-chose. Donc l'hôte est pris en faute. Il se sent "coupable" de ne pas être parfait. Il devient imparfait car, au moins, 1 personne ne sera pas satisfaite.

Intermède culturel

Satisfaire quelqu'un : verbe transitif. Agir de manière à répondre aux vœux de quelqu'un. Apaiser les besoins, les désirs de quelqu'un.

Fin de l'intermède culturel

L'hôte aura le sentiment de ne pas avoir été en mesure d'apaiser les besoins d'un de ses invités.... Or, pourquoi autant d'importance à satisfaire son invité? On peut se poser cette question finalement.

Quand la sociologie s'en même

Et c'est là que j'en reviens au début de mon histoire. Or donc j'ai assisté à une table-ronde dont le sujet était "le repas des français". Où j'apprends que notre repas à la française est entré au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. Oui, Lecteur ! Rien de moins que ça !! Je ne sais pas si on peut s'en glorifier, mais en bonne française je vais dire que oui. Ok, mais qu'a-t-il d'aussi incroyable pour être, ainsi, élevé à une telle place?

D'après de nombreuses études sociologiques, notre façon de consommer est bien particulière :

  • Et d'un, nous A.D.O.R.O.N.S manger, être à table, passer des heures à tables, être ensemble, discuter autour, sur et après un repas, comparer et échanger des recettes, analyser les différents mets consommés, raconter nos vécus culinaires, trouver le bon resto, donner ses bonnes adresses,....

Nous pensons "nourriture" H24. Nous nous reconnaissons par la nourriture. D'après l'UNESCO, nous sentons notre nourriture. Tout ceci est un rite immuable. Et qu'il est intrinsèque à notre peuple. Bon, j'ai un gros doute personnellement mais pourquoi pas?

  • Et de deux, manger est tellement important à nos yeux que nous avons élever la cuisine au rang d'art en créant la GASTRONOMIE.
2nd intermède culturel

La gastronomie s'est textuellement "l'art de la bonne chère", c'est pas moi qui le dit c'est le CNRS, des gens sérieux et réfléchis qui ne parlent pas pour ne rien dire. Enfin, on espère....

Fin du 2nd intermède culturel

Qui n'a jamais eu le privilège de dîner dans un restaurant étoilé, ne connaît pas encore la gastronomie. Tout y est mis en scène, de l'esthétique, des saveurs, des accords, des textures, c'est véritablement une oeuvre d'art. Je n'ai, pour ma part, dîné que dans 2 étoilés mais j'en garde encore des souvenirs de bien-être et de bonheur...

Le pourquoi du comment

Alors toute cette façon d'être n'aurait qu'un but : la création et le maintien d'un lien social très fort. Ce n'est pas aussi spécifique aux français qu'on souhaite nous le faire croire, mais manger, partager sa nourriture, c'est donner de soi, et donner de soi (transmettre...), c'est permettre à l'autre de donner de lui (principe de réciprocité et de miroir). S'offrir aux autres, c'est leur permettre d'agir sur soi, et c'est le début de l'attachement des uns aux autres, ce qu'on appelle le lien social : nous sommes tous interconnectés et le "manger ensemble" à la française (puisqu'il semble que c'est une spécificité) maintient cette connexion.

Revenons à nos moutons et à nos chou-fleurs.

Il était donc une fois un peuple qui n'aime rien tant que manger avec ses camarades. Ce qui les réunit c'est qu'ils aiment les même plats. Il n'y a pas de différences entre eux, ils parlent la même langue car ils mangent pareil. Voilà-t'y pas que l'un d'eux décident de ne plus manger les mêmes plats. Même pas à cause de sa santé ! Celui-là fait, donc, bande à part puisqu'il ne peut pas parler du plat qu'il ne mange pas. C'est un gêneur. En sa compagnie, il y a comme une frustration, il manque la possibilité d'échanger en amont, pendant et en aval du repas. Nous n'aurons pas mangé le même, qu'allons-nous pouvoir nous dire?

Ce qui est amazing, c'est la capacité des gens à s'adapter. En lisant tout la 1ère partie, tu pourrais te dire que je ne dois pas beaucoup m'amuser dans les repas de famille. Ce qui est bien tout le contraire !

La formidable évolution sociale

Car ce que j'ai pu constater, passés la surprise générée par mon choix et les questionnements inhérents (qu'est-ce que ça va changer? Va-t-elle nous agacer plus que d'habitude?), c'est que tout le monde s'adapte.

Moi la 1ère.

Soit, je n'ai pas trop le choix. Si je voulais continuer à voir mes proches, il ne fallait pas que je devienne radicale sinon point de salut pour moi. Finalement, l'attachement qui nous unit est bien plus fort que mon régime alimentaire, ou le leur.

Doit-on laisser la nourriture nous diviser? Certainement pas !! Doit-on réinventer certaines pratiques? Peut-être. Et c'est ce que nous avons fait. Un pas vers l'autre : j'accepte ou pas une alternative à la viande (parfois je n'en veux pas je sais que des légumes seuls me suffiront) et, de temps en temps, on prévoit des repas végétariens ou autour d'un poisson (voilà pourquoi je continue à en consommer notamment). Un de nos Noël (fête ultra-sacrée chez nous, mais rien à voir avec la religion) s'est fait autour d'une lotte plutôt que d'un chapon. Et c'était top car en plus le repas était plus léger. Et, personne ne s'en est plaint !

Ma mère, ma soeur, mes tantes, mes cousines se renseignent sur des recettes veggies qui conviendront à tout le monde,... bref on adapte ! Les traditions, on les façonne à notre image.

Le lien social créé par le repas est tellement fort que ce n'est pas tant ce qu'on trouve dans l'assiette qui compte que de pouvoir le partager.

Et les régimes végétaux ont, malgré tout, pour un omnivore, un intérêt fort appréciable : la découverte gustative ! L'augmentation du nombre de plats à tester, à comparer, à expérimenter, à détailler, etc.... dans la plus pure tradition des repas français !

Dépasser l'inconnu

Lorsque l'étape de peur/défense est passée, arrive l'étape de découverte et de joie : non, les végétariens ne sont pas sectaires ! Oui, eux aussi aiment manger, et bien manger ! Et, seul ce terrain compte ! Oui, nous pouvons ripailler ensemble ! Nous partagerons la table, nous mettrons tous nos plats en commun, et jusqu'au bout de la nuit nous trinquerons ensemble!!

Alors, tu pourrais me dire, végétarien : ok, mais végétalien !! Sans rire, ils ne mangent rien ces gens-là !!

Mais, c'est la même chose !! Tout est ouverture à l'autre, à ses goûts, à sa cuisine !! Personnellement, j'adore aller chez Claire, je sais que je mangerais particulièrement bien. Quand elle vient, je regarde ce que j'achète et je fais en sorte de pouvoir manger avec elle, et de son côté, elle ne me tient pas rigueur si je tartine mon pain de beurre.

Alors tout ça pour dire : NON, les régimes végétaux ne rompent pas le lien social que les repas français assurent. Car ce lien n'est pas basé sur ce qui est dans l'assiette, mais bien sur le fait de partager sa table. Le français est gourmand, le français est curieux, il aime manger et apprendre, et quelque soit le régime des invités, si les plats sont adaptés, tout le monde y trouvera toujours son content.

 

Et moi, Lecteur, je t'invite à découvrir, sans états d'âme et sans préjugés, ses plats "sans" qui te donneront autant de plaisir que les "avec" jusqu'à ce que "sans" et "avec" deviennent superflus....

 

En bonus, je te donne 2 adresses que j'adore de restaurants végétaliens à Paris:

  • Le sol semilla (rue vinaigrier, Paris 10): passe la porte, tu entres dans un espace bobo-hippie, assied-toi et goûte donc leur plat. Tous ceux que j'ai emmené sont prêts à y retourner demain sans soucis!
  • La brasserie Lola (rue du théâtre, Paris 15) : ouverte depuis 1 an, bien la seule brasserie où la réservation est vivement conseillée. Les plats à la carte? Les même que dans un bistrots parisiens classiques .... mais veggie....

 Bon appétit !!

 

Podcast : Coupe menstruelle

Pendant ce podcast de 20 min, nous vous présentons la coupe menstruelle.

Voici le lien pour télécharger le podcast (clique droit « enregistrer le fichier audio sous… ») : coupemenstruelle.mp3

 

Comme promis, le lien d’un site pour en savoir plus et une vidéo pour en rigoler un peu.

http://coupemenstruelle.net/

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Podcast : Sollicitude envers les femmes enceintes

Pendant ce podcast de 20 min, Claire nous fait un retour sur le thème de la sollicitude envers les femmes enceintes.

Voici le lien pour télécharger le podcast (clique droit « enregistrer le fichier audio sous… ») : sollicitudefemmeenceinte.mp3

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Grossesse : 10 leçons que je retiens

Estelle est venue me demander de faire un article à ce sujet alors le voici : les 10 leçons que je retiens de ma grossesse.

1. Le Yoga Prénatal a contribué à sauver mes nuits

On peut commencer assez rapidement après le début de la grossesse et je le conseille vivement. Dès le 3ème mois, ça peut beaucoup aider. Même si le ventre prend sa place doucement, cela a des conséquences rapides sur la posture et le maintien du dos. Quand j’avais le dos tendu la nuit, quelques mouvements du bassin vus en yoga me permettaient de me rendormir rapidement.

2. Éviter les talons

Même les petits talons peuvent aggraver les tensions dans les lombaires liées au déplacement du centre de gravité. On a encore la forme, le ventre n’est pas trop visible alors on voudrait en profiter encore un peu et rester féminine. Mais j’aurais mieux fait de remettre toutes les chaussures à talons au placard dès le début.

3. Prendre RDV avec la sage-femme dès le 4ème mois

Je suis du genre à me poser milles questions et à vouloir connaître toutes les options que j’ai. Cependant j’ai tardé à prendre ce premier RDV parce que je n’avais pas encore choisi la maternité dans laquelle je voulais accoucher et je voulais faire les séances avec les sages-femmes de la maternité. Je voulais tester l’haptonomie mais je n’ai pas pu. On peut commencer au 4ème mois, après le 7ème c’est trop tard.

4. Faire une retraite bouddhiste est une bonne préparation

J’ai eu l’étrange idée de faire une courte retraite intensive dans un monastère bouddhiste lors de mon 5ème mois de grossesse. Il n’est pas nécessaire d’être enceinte pour que ce soit une bonne préparation. Avec 4h de méditation de type zazen par jour, j’ai pu m’entraîner à revenir dans la pleine conscience et me concentrer sur ma respiration. L’exercice se révèle utile quand il s’agit de gérer les contractions ou toutes autres désagréments physiques en cours de grossesse.

5. Continuer à bouger ! L’effort fractionné et les petits pas

Il est salutaire de continuer à pratiquer une activité physique, que ce soit la marche, la natation ou le vélo. Moins vous en faites et moins vous avez d’énergie. Bien sûr, il faut s’écouter et y aller à son rythme. Dés le début, imposez-vous et réclamez les pauses dont vous avez besoin. Le ventre n’étant pas très visible, votre entourage peut avoir des difficultés à le comprendre et à l’intégrer mais insistez avec les pauses. Il ne s’agit pas de s’asseoir 30 secondes mais bien quelques minutes. De même, j’ai remarqué que de petits pas étaient plus confortable pour le dos et le ventre, surtout en fin de grossesse.

6. Faites participer le papa

Je suis consciente que j’ai un chouette compagnon et je ne sais pas si tous les papas acceptent de participer autant. Mon homme est venu à presque toutes les consultations de gynécologie parce que je trouvais important qu’il entende aussi ce que le médecin avait à dire. Et puis on attend tellement en salle d’attente du gynécologue, c’est chouette d’être deux et de pouvoir papoter :p . Il est venu m’aider à choisir des vêtements grossesse et il me massait régulièrement mes lombaires endoloris. La liste est longue, dans tous les cas c’est très réconfortant d’être vraiment deux à vivre tous ces moments.

7. Stop le soutien gorge et le pyjama

Le port du soutien gorge me provoquait des démangeaisons et de l’inconfort. J’ai donc tout simplement arrêté d’en porter. Pareil pour le pyjama ! J’étais du genre frileuse mais avec la grossesse, je passais de meilleures nuits en étant nue. On se porte bien mieux sans ces pressions sur le ventre et sur les seins. Vive la liberté des seins, des fesses, du ventre, des jambes…

8. Un oreiller supplémentaire

Dès le début, j’ai adopté un oreiller supplémentaire pour dormir. Il m’a permis assez rapidement de caler mon ventre qui s’arrondissait. Il est aussi utile pour placer les bras dans une position détendue sinon j’avais tendance à casser le poignet, ce qui créait des engourdissements désagréables. Certaines utilisent le coussin d’allaitement. Bref, l’idée reste la même.

9. Ne pas se focaliser sur le côté gauche

On m’a répété que la position idéale pour dormir était le côté gauche. Sinon, on risque de comprimer je ne sais plus quelle veine. Bref, au début ça me stressait un peu pour finalement me rendre compte que ça n’avait pas beaucoup d’importance. Personnellement, je dors mieux du côté droit et c’est la position que j’adopte spontanément. On n’est pas toutes foutues pareil manifestement. Je pense qu’il vaut mieux lâcher prise et tester pour trouver la position qui vous convient à vous.

10. Des moments privilégiés avec bébé

Un petit être doué d’une conscience se développe à l’intérieur de vous. J’ai trouvé important de consacrer un moment dans la journée pour n’être qu’avec lui. Je caressais mon ventre pour le faire réagir, je lui parlais, je lui chantais des chansons. C’est l’occasion de faire connaissance avec bébé. J’ai aussi insisté pour que le papa consacre aussi des moments à échanger avec bébé. Mine de rien, ça permet d’un peu mieux le connaître. Je sais quels sont ses moments d’éveils, les sons et les chansons qu’il aime bien. J’ai toujours su comment il était placé dans mon ventre. On peut reconnaître un mouvement de pied, d’une main ou un hoquet. Quelle joie de sentir bébé répondre à vos sollicitations !

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