Le pouvoir des déchets

« Ah non mais moi, je ne trie plus mes déchets. »
- Vraiment, mais pourquoi ?
- Je vis entre Paris et la Province, et ce ne sont jamais les même règles de tri donc j’ai arrêté !

Euh… imagine-moi légèrement désabusée.

« Ah bah j’aimerais bien trier mais la ville nous a retiré la poubelle de tri, apparemment les règles n’étaient pas suffisamment bien suivies. »

Ok… donc là imagine-moi sans voix.

« Pfft, les gars des poubelles les mélangent dans le camion-benne, je ne vois pas l’utilité de trier du coup : ça ne sert clairement à rien !»

…. (no comment)

Des déclarations comme celles-ci, j’en ai entendu beaucoup alors que j’animais un atelier sur le tri des déchets à Paris. Au début de la journée j’étais un peu goguenarde, je peux t’assurer qu’à la fin, je pouvais mesurer le gouffre qui existe entre fantasme et réalité. Non, les gens ne sont pas aussi conscients que ça de l’utilité du tri. Oui, ils leur manquent des infos essentielles pour apprécier ce qui est fait sur le territoire.

Alors, je pourrais te rappeler les règles mais je me suis dit « ça peut être bien de partir de l’amont et de redescendre en aval, non ? ».

Déchet, déchet, mais c’est quoi un déchet ?

D’après mes neveux c’est « Hein ? Bah je sais pas, moi ! »

D’après moi, un déchet c’est tout ce que je mets dans une poubelle ou tout ce dont je ne sais pas quoi faire.

D’après le Littré « Dechoit ou, suivant la prononciation normande, dechet » est « l’ancien participe du verbe dechoir : ce qui est tombé, perdu. »

D’après la loi, on qualifie de déchet « [..] tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance, matériau, produit… que son détenteur destine à l'abandon." (Article 1 de la loi du 15 juillet 1975 – code civil)

  • Donc, tu viens de créer un super meuble mais tu le mets sur le trottoir parce qu’il ne rentre pas dans ton appartement : c’est un déchet.
  • Tu manges une cerise et tu laisses tomber le noyau par terre : c’est un déchet.
  • Tu coupes un arbre et tu laisses les branches derrière toi : ce sont des déchets.

Bref, t’as compris le principe. Ce qui nous fait dire que les déchets sont aussi vieux que l’humain. Yeah !

Mais alors pourquoi parle-t-on autant des déchets et du tri de ces déchets ces dernières années?

Hein, pourquoi ? C’est vrai c’est une bien bonne question tout de même !

Depuis bien longtemps les déchets sont un problème à gérer pour l’Homme parce que ça salit ton environnement, ça pue, ça pourrit, ça amène des bestioles, ça prend de la place,….

Et notre problème de pays développé aujourd’hui même c’est qu’on manque de place et qu’on pollue suffisamment à côté pour ne pas en rajouter.

Crée-t-on autant de déchets aujourd’hui qu’il y a 100 ans ?

C’est fort possible mais la nature des déchets créés était surtout différente. Entre un noyau de cerise qui sera décomposé rapidement par la terre et une canette en alu qui reste, au choix, sur un trottoir asphalté ou une plage, et qui mettra environ 100 ans à disparaître, la question ne se pose pas.

Depuis quelques années, des études se sont penchées sur nos poubelles pour comprendre ce qu’on jette. Dans un pays aussi cartésien que le nôtre, connaître précisément les conditions de départ est nécessaire pour mieux déterminer les solutions possibles, pour ne pas revenir en arrière : JAMAIS !! Ne pas demander aux gens de changer mais plutôt leur apporter une solution technique à un problème.

Bref, donc le résultat des études c’est qu’entre 30% et 50% de notre poubelle est constitué de déchets que nous qualifions « d’organiques ». C’est-à-dire décomposables. Dont une grande partie, consommables. Au-delà d’un problème éthique (jeter la nourriture quand on prétend qu’il n’y en pas assez pour tout le monde sur terre par exemple), avoir une partie de nos poubelles décomposable peut être considéré et comme une mauvaise chose et comme une bonne chose :

  • Mauvaise chose car la majorité des poubelles sont soit incinérées, soit stockées. Or pour brûler des matières organiques, il faut déjà les assécher donc on gaspille de l’énergie en chauffant plus et plus longtemps. Et stocker des matières organiques c’est les laisser macérer, l’eau s’évacue entrainant avec elle tout ce qu’elle trouve dont des métaux lourds, et de plus la macération génère un effet de méthanisation, or le méthane (en partie récupérer mais pas tout) part dans l’atmosphère et pollue 4 fois plus que le gaz carbonique.
  • Bonne chose car on sait parfaitement gérer ces déchets simplement, efficacement et rapidement pour créer une matière riche immédiatement assimilable par la nature.

Une autre part( 40%) est constituée d’emballages (aluminium, carton, plastique) qui pourraient être valorisés mais ne le sont pas car souillés (ou pas si le tri n’est absolument pas pratiqué). Ils posent la question de la nécessité d’emballage (pour des questions d’hygiène, pour le transport ou pour….la pub).

Vient ensuite le verre non trié (bouteille, pot en verre mis dans la poubelle commune par flegme ou parce qu’on ne sait pas où le mettre) qui représente 5%. Or le verre c’est une ressource qu’on sait PARFAITEMENT revaloriser tout simplement car il est recyclable à l’infini. Le problème du verre, au-delà des problèmes de sécurité qu’il génère et du poids qu’il rajoute, c’est le problème de la ressource en sable…qui s’épuise inlassablement mais ça on ne vous le dit pas toujours !

Et ainsi de suite.

Cette année, la ville de Paris a estimé que nous pourrions réduire le poids de nos poubelles de 70% simplement en triant efficacement. La réduire c’est diminuer la place prise dans la cuisine, ne plus avoir besoin de la sortir aussi souvent, réduire les taxes générées par le passage les camions-benne, réduire ses impôts locaux (ou du moins mieux réorienter le budget de la collectivité) : bref c’est que du benef’ !

Les déchets : un symptôme de notre consommation effrénée

Pour pouvoir s’offrir un logement, de quoi manger, se chauffer et se vêtir : on travaille et on gagne de l’argent. Lorsqu’on gagne sa vie « à la sueur de son front » et que notre pouvoir d’achat augmente, on a très envie de se faire plaisir. Comme un enfant qui rêve d’un bonbon, à qui on le promet s'il range sa chambre, et qui l’obtient ! Et puis, qui voit son copain en avoir un plus gros, plus beau, différent, voire avoir un jouet à la place du bonbon, et ce copain a l’air tellement heureux ! L’enfant n’aura alors plus qu’une chose en tête AVOIR CE MEME JOUET.

Bref, des personnes futées ont bien compris le principe, et ont inventé l’envie d’avoir. Or plus on a d’argent, plus on a envie d’avoir ... comme l’autre. Et puis, petit à petit, même avec peu d’argent, on veut comme l’autre. AVOIR, de tout temps, est synonyme de réussite.

Mais posséder des objets, ce n'est pas suffisant pour celui qui les vend. Car quand vous les avez, hé bien vous les avez donc vous n’achetez plus. Ce qu’il lui faut c’est que vous RACHETIEZ, encore et encore, et encore.

Va donc naître le phénomène de marketing : vous donner envie d’acheter toujours plus.

Soit, mon article n’a pas pour vocation de prendre position sur ce phénomène. Mais quel impact sur nos déchets ?

Acheter, modifier, changer et racheter génèrent des déchets, encore et encore, et encore, et toujours plus. Et ces déchets ont la particularité depuis une bonne centaine d’année d’être particulièrement difficile à recycler ou à détruire. Pourtant, ils s’accumulent, toujours plus.

L’état, les collectivités, ne souhaitent pas trop embêter les gens avec cette problématique puisque vous CONSOMMEZ, donc vous faites tourner une certaine ECONOMIE. Mais à un moment, le problème devient voyant, il faut donc le résoudre.

Pendant ce temps-là dans le reste du monde…

Pendant ce temps-là, alors que vos déchets s’accumulent, la dépendance à l’achat et au confort (relatif pour certains) apporté par certains objets, poussent ce qu’on appelle désormais les consommateurs à vouloir toujours plus d’objets. Pour créer ses objets, il faut des ressources…..naturelles.

Je rappelle que le pétrole est une ressource naturelle par exemple….

Or, ces ressources se RAREFIENT. Plus elles se raréfient, plus elles coûtent cher. Mais quand on habitue une personne à payer peu cher, on ne peut pas lui dire qu’on va augmenter le prix… donc il faut trouver une alternative moins chère…. En dégradant la production, en payant moins cher les ouvriers, en automatisant, en utilisant des produits de moins bonne qualité, en forçant le consommateur à racheter plus vite que prévu (obsolescence programmée telle est ton nom)… en changeant de ressources !

Et c’est là que nous en revenons à nos déchets.

Trier c’est se ré-offrir un pouvoir d’achat: lorsque vous triez vos déchets, vous faites avant tout un geste pour vous-même !!

    1. Est-ce que le tri sert à quelque-chose ?

Oui bien sûr ! Les matières recyclées permettent de ne pas extraire de nouvelles ressources naturelles, pour certaines difficiles d’accès ou rares. Cela permettra également d’économiser de l’eau et de l’énergie. En recyclant sur place, plus besoin de faire venir des ressources de l’autre côté du globe dans des conditions de travail…rudes…

    2. Ok mais pourquoi on ne trie pas pareil à Paris et à Marseille ?

Tout simplement car la gestion des déchets est de la compétence d’une collectivité (très souvent une communauté d’agglomération ou de communes). Or le développement des filières de recyclage est corrélé aux déchets ramassés sur les territoires concernés. Le tri est adapté à ces filières ou à leur potentiel de développement. C’est ainsi que l’agglomération de Tours trie les sacs en plastique et les blisters des magazines, quand à Paris, ce tri n’est pas encore à l’ordre du jour.

    3. Alors pourquoi on me retire les poubelles de tri ?

« Mais c’est bon je paye pour qu’on me débarrasse de mes déchets, je ne vais pas en plus les trier, y’a des gens pour ça ! »

Petite phrase entendue un jour au hasard d’une conversation mais qui explique pourquoi dans certaines copropriété les villes retirent les poubelles de tri.

Alors c’est vrai que pour accélérer le mouvement, des personnes ont été engagées et formées pour trier à la fin de la chaîne de tri dans les centres de tri. Mais toutes ces personnes pourraient aussi faire des choses tellement plus passionnantes si l’argent consacré à trier les poubelles des citoyens était utilisé pour d’autres choses (par exemple : le développement de l’éducation ?).

On oublie souvent que notre rôle de citoyen ne s’arrête pas au moment où notre bulletin tombe dans l’urne. Oui, nous avons élu des personnes pour gérer à notre place notre territoire, à différents niveaux, pour différents rôles, non elles n’ont pas toutes les responsabilités de nos actes, oui, en tant que citoyen c’est bien de mieux agir. N’oublie pas que l’argent de tes impôts  ajouté à celui de tes voisins permet à la collectivité de construire des lieux d’utilité publique (par exemple une école ou un hôpital ou des routes). Voilà à quoi il sert, ce n’est pas pour faire joli, c’est pour permettre à chacun de mieux vivre. Mais en modifiant notre façon de consommer, nous avons aussi, insidieusement, dévoyé cet argent à d’autres missions et projets. Par exemple : gérer et faire disparaître nos déchets.

Donc logiquement, moins il y a de déchets à gérer sur un territoire, moins il y a d’argent à y consacrer, et plus il y a d’argent pour les choses essentielles (l’éducation ? la santé ? le bien-être des personnes âgées ?). Le système français est basé sur le partage et la mise en commun pour être plus fort. A quoi cela nous sert-il d’être plus forts si on vit moins bien ? Quel est le poids de ce nouvel achat face à moins de stress et d’irritation lorsque les impôts arrivent ?

Bref, tout ça pour expliquer que si certains dans une copropriété ne trient pas ET jettent dans la poubelle de tri leurs déchets courants ALORS ils « polluent » les camions-benne (qui seront refusés à l’entrée des centres de tri et renvoyés en incinération). Le coût généré par des refus réguliers est un poids important pour la collectivité, qui élimine alors les mauvais joueurs !

 En conclusion

 Personnellement, je comprends que trier casse un peu les pieds. C'est pour ça que j'essaye de simplifier ma vie en réduisant mes emballages à la source : ainsi plus de problème pour choisir quelle est la bonne poubelle !

De plus, réduire à la base me permet de réduire ma poubelle et de moins impacter l'environnement lors de la production (mon petit côté écolo ça).

Avec Claire, c'est notre nouveau dada et on a décidé de vous en parler dans de prochaines podcasts avec tests de produits à la clé !

 

Parce qu'il est souvent frustrant de ne pas savoir dans quelle poubelle va tel ou tel déchet, il existe une appli qui vous aide en fonction de votre commune : rendez-vous sur le guide du tri  créé par Eco Emballages.

Lors de mes recherches, j'ai pu lire en très bon article rédigé par Marine Béguin en 2013 pour la revue VertigO sur "l'histoire des ordures : de la préhistoire à la fin du XIXème siècle"  que je te recommande fortement !

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5 Comments

  1. Et oui, on produit tant de déchets…on est pas non plus aidé par les industriels. PAr contre, je crois savoir qu’en Europe du Nord, ils utilisent les déchets pour fabriquer de l’energie, ils importent même des déchets (je ne sais plus si c’est en Suède ou Norvège), mais c’est un bon début je trouve.

    • Deux mois pour répondre à votre commentaire …. mais je réponds !

      Effectivement, l’une des politiques mises en oeuvre pour gérer les déchets (en Europe du Nord mais en France également !) c’est d’utiliser l’énergie générée par leur destruction. C’est ainsi que des usines de méthanisation ou de traitement des déchets non-dangereux nous permettent de récupérer gaz et chaleur, que la chaleur des fumées lors d’incinération est partiellement récupérées également.
      Le site de la FNADE (http://www.fnade.org/fr/produire-matieres-energie/valorisation-energetique) explique bien toutes ces possibilités !

      Pour autant, bien qu’extrêmement intéressantes, toutes ces solutions ne cherchent pas à diminuer la production en amont de nos déchets. Elles sont une réponse en aval et n’empêchent malheureusement pas la surconsommation de nos ressources.

  2. J’ai entendu il y a quelques mois sur une radio nationale (On dit comme ça ?), que parfois le centre de tri n’était pas dans la capacité de recevoir une partie des camions. Dans ce cas le contenu de tri des camions partirait … A l’incinérateur …

    J’ai un peu un doute sur cette info, mais si c’était le cas, je trouverais cela déplorable !

    • Bonjour Dabe,

      oui, il me semble bien que c’est le terme adéquate 😉

      Ce que je sais c’est surtout que, si le camion comporte trop d’irrégularités en terme de tri (des sacs poubelles fermés par exemple, ou de des déchets dangereux, etc…), il est renvoyé en incinération. Les raisons sont très simples et pragmatiques :
      – les usines n’ont pas le temps de faire tout le tri des déchets à notre place, elles sont constituées dans un premier temps d’un ensemble de trieurs mécaniques, optiques, etc… qui sépare parmi les déchets recyclables ce qui est du ressort des papiers, ce qui est du carton, ce qui est du plastique, etc… et en bout de chaîne, on rencontre des hommes et des femmes qui finalisent; Imaginez que l’usine reçoive des sacs poubelles fermés (par exemple) : cela nécessite de les ouvrir au préalable pour que le tri se fasse. S’il y en a un, c’est une chose, mais s’il y en a 1000 : c’est une toute autre histoire !
      – C’est aussi un problème de réglementation. On n’en a pas toujours conscience mais vous êtes responsable de vos déchets jusqu’à ce que la collectivité la prenne en charge. Elle transfère cette responsabilité quand l’usine de tri prend en charge la cargaison du camion. Imaginons que l’usine accepte tous les camions avant inspection et se retrouve avec des ordures ménagères non recyclables : que pensez-vous qu’il se passera? La société ou la collectivité qui a transféré les déchets n’est plus responsable de leur destruction, donc c’est à l’usine (qui n’est pas en mesure de les traiter, et qui n’a pas la ligne financière pour le faire) de trouver une solution. Résultat : comme lors d’un approvisionnement dans une usine quelconque, si le chargement ne correspond pas, il est refusé et renvoyé à l’expéditeur qui n’a d’autre choix possible que de l’envoyer en incinérateur ou en stockage (selon les territoires).

      Mais ce qui est encore plus importante dans votre remarque c’est que le tri c’est avant tout NOTRE responsabilité en tant que consommateur et citoyen ! Et quand il est mal ou pas fait on en paye tous le prix.

  3. Bonjour Estelle,

    J’étais parti en déplacement et je n’ai pu revenir plus tôt.

    Vos paroles sont très justes !

    Je me permet de revenir sur cette info qui me semblait ubuesque, mais qui finalement ne l’est pas du tout.

    Le fait est avéré, c’est totalement hallucinant !!!

    Voici ce que l’on ma appris. Une partie des centres de tris ne seraient tout simplement pas (Encore) adaptés aux rotations incessantes des camions. Ce ne serait pas un problème de bon ou de mauvais tri, mais bel et bien un débordement des centres sensés accepter les camions.
    Si les centres sont déjà débordés aujourd’hui, je crains pour l’avenir …

    Vous parlez de la collectivité. Ah que d’aventures j’aurais à vous compter avec elle.
    Celle-ci par exemple.

    Durant 5 ans, j’ai habité un petit village du Sud-Ouest. Dans ce village nous avions un maire, fervent défenseur du tri sélectif (Et accessoirement du Pastis …).
    Ce monsieur prônais une écologie forte. Sauf qu’il balançait à tour de bras ses poubelles non triées dans n’importe quel bac. Sa famille aussi du reste. Chose amusante (Ou plutôt déplorable), il roulait dans un énorme 4×4 diesel. Evidement, c’est ça l’écologie !

    Une fois par an, il y avait durant trois jours une fête dans ce village (Une beuverie devrais-je dire). A la fin de cette “Fête“ les poubelles étaient entassées dans le monuments aux morts (Forcement, c’est la bonne place …), afin d’être ramassées quelques jours après. Croyez bien qu’il y avait autant de papiers gras, que de canettes, que de bouteilles, que de … Et là, pas de tri ! Et là, les éboueurs ramassaient !
    Curieux comme principe de tri sélectif.

    Depuis j’habite dans une ville. Je demande un composteur. La réponse de l’employé de mairie me laisse sans voix …
    “Un quoi ? Ah oui, pour faire du compost. Bof, ne vous embêtez pas, mettez tout ça dans le bac vert, ça ira bien ! Pour du compost, vous avez la jardinerie qui en vend“

    Je trouve tout cela effrayant. D’un coté on nous demande de faire du tri, de réduire nos déchets, de faire attention. Pour l’avenir, pour les gosses, pour la nature, pour la planète. De l’autre, parce qu’un gars à une écharpe tricolore ou des intérrêts à la jardinerie du coin, c’est le grand n’importe quoi.

    Je suis partisan du 0 déchets et suis persuadé que c’est ce qui nous sauvera. Le tri n’est à mon sens qu’une alternative, mieux que l’enfouissement ou l’incinération bien entendu, mais une alternative tout de même.

    Du bon sens, l’achat en vrac, le boycott complet des produits industriel, une consommation raisonnée et raisonnable … Ce genre de choses.

    Forcement, pour beaucoup cela ne va pas être simple d’arrêter les plats tout prêts, le diesel ou l’achat du dernier objet à la mode. Mais le jour où il n’y aura plus de banquise, le jour où l’eau manquera partout, le jour où il n’y aura plus d’abeilles, là il sera trop tard. Trop tard pour dire: Si j’avais su …

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